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Tous à Japan Expo !

Le grand rendez-vous de la culture pop nippone ouvre ce mercredi. Il se pourrait bien que plus de 250.000 personnes y défilent, au sens littéral du terme, car ceux qui sont déjà allés au Parc des expositions de Villepinte le savent, la Japan est un immense spectacle où les fans de mangas et d’animes, mettent un point d’honneur à parader dans les costumes de leurs héros.

La culture pop japonaise marche toujours aussi bien en France et en Europe, même s’il est vrai que depuis deux ans, les ventes de mangas reculent en parts de marché. Mais, en termes de production, les mangas représentent encore près de 40% des bandes dessinées sur le marché français. Ce sont toujours les mêmes séries qui dominent : NarutoOne Pieceet Fairy Tail. Les parents des jeunes lecteurs auront reconnu les titres qui s’entassent dans les chambres d’enfants. Le 63e volume de Naruto sort pour la Japan Expo.

Des nouveautés au rayon manga

Cette année, les éditions Glénat ont fait venir spécialement du Japon Kachou Hashimoto, dont elles commencent à publier la courte série Cagaster. C’est une histoire de science fiction pour pré-ados : dans un monde futuriste où l’humanité doit faire face à des insectes géants, une petite orpheline se place sous la protection d’un jeune combattant au regard sombre. Ça se lit, c’est plutôt bien foutu et madame Hashimoto est venue nous voir jusqu’à France Info.

Cagaster
© Kachou Hashimoto / 2014 - éditions Glénat

C’est la première fois que la mangaka vient en France. Pour y promouvoir une histoire qui, comme souvent dans les mangas pour enfants, porte un message initiatique. L’histoire doit aider à faire grandir le lecteur avec des valeurs positives : l’amitié, le respect. Et cela fonctionne comme un miroir.

Je pense que ce miroir reflète non seulement les lecteurs, mais l’auteur aussi. Moi-même. Donc, mon envie, c’est plutôt de me dire : grandissons ensemble, les lecteurs et moi-même.

Si Kachou Hashimoto savait ce qu’était Japan Expo, elle en a mieux mesuré l’ampleur en venant en France. “Japan Expo est très célèbre même au Japon. Je savais depuis plusieurs années qu’il y avait un événement et énormément de personnes passionnées par le manga en France. Mais c’est vraiment en rencontrant mes fans face à face que je me suis rendu compte de la passion qui les animaient.

Le public de Japan Expo

Japan Expo a trouvé son public à la vitesse de l’éclair ou plutôt d’une connexion Internet. Thomas Sirdey qui fait partie des trois créateurs de l’événement, et qui le dirige encore, 15 ans après, c’est le 15ème anniversaire, se souvient de cette surprise.

La Japan, dès le départ, ce n’est pas que le manga mais toute la culture populaire japonaise. La musique, les jeux vidéo, les dessins animés bien sûr, les arts martiaux, la poterie, la mode… Laetitia de Germon, la spécialiste manga de France Info sera vendredi à la Japan Expo.

Ajoutons que l’on vient à Japan Expo de toute l’Europe. La mauvaise nouvelle de l’année, c’est la défection, il y a deux jours, d’un personnage très attendu : le japonais Shigeru Miyamoto, à l’origine de plusieurs grandes sagas du jeu vidéo comme Mario et Zelda.

4 mangas et un manhua en lice pour le Prix Asie-ACBD

Avant le grand rendez-vous de la culture populaire asiatique, la Japan Expo, début juillet à Paris, l’association des journalistes spécialisés en Bande dessinée a sélectionné les 5 titres qui vont concourir au prix Asie-ACBD.

Dans Cesare, Fuyumi Soryo se livre à un exercice que les mangakas sont de plus en plus nombreux à tenter : La reconstitution historique sur le vieux continent européen. Ici, la mise en scène de la Renaissance italienne à travers la vie de César Borgia. Il est amusant de voir comment, de Tokyo, on imagine les relations entre Français et Espagnols. Et ce que l’on dit des tensions entre la religion catholique et l’islam au 15e siècle.
Cesarede Fuyumi Soryo est publié en épisode chez Ki-oon.
 
Parlons cuisine !  Cela fait plusieurs décennies que les auteurs asiatiques relèvent le défi de faire passer en dessin les délices du palais. Au Japon, il s’est vendu plus d’un million 200 mille exemplaires du Chef de Nobunaga. Soit, le destin d’un cuisinier capable d’amadouer un seigneur de la guerre avec une simple boulette de riz grillé fourré de canard, de carottes, de radis et de champignons émincés.
Le Chef de Nobunaga, de Mitsuru Nishimura et Takuro Kajikawa,  aux éditions Komikku. C’est, dans cette sélection, le titre préféré ce notre spécialiste Laetitia de Germon.
 
Un polar ? Celui-ci a pour titre Wet moon, lune moite. Nous sommes dans les années 1960, et dans la tête d’un inspecteur de la police criminelle, à la recherche de son passé et engluée dans la traque d’une jeune femme soupçonnée d’avoir démembré un de ses collègues de travail. Presque un manga à l’américaine. Le style d’Atsushi Kaneko se rapproche de celui de Charles Burns et de Paul Pope.
Wet moon, chez Sakka.
 
Le CNES, le Centre National d’Etudes Spatiales a posé son logo sur l’édition française de Space Brothers. Il faut croire que le récit initiatique de ces apprentis astronautes rend plutôt bien compte de l’état d’esprit dans lequel se déroule la formation des grands voyageurs du cosmos. Le japonais Chûya Koyama, s’intéresse d’abord aux hommes engagés dans cette aventure hors du commun.
Space Brothers, chez Pika éditions.
 
Au milieu de tous ces mangas s’est glissée une bande dessinée chinoise. Signée d’un précurseur du genre, Zhang Leping, San Mao le petit vagabond racontait dès les années 1930, dans la presse chinoise, le quotidien de labeur et de misère d’un enfant des rues. Une œuvre patrimoniale que la France a découvert cette année grâce aux éditions Fei.

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